Prier, c'est parler à Dieu et méditer, c'est l'écouter
à III 

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Jésus l'a dit : "Je suis le Chemin". Bouddha, cinq siècles auparavant, déclarait : "Tu ne peux voyager toi-même sur un chemin sans être toi-même le chemin.". Preuve s'il en fallait que j'existe, par ce que je suis, et non pas par là où je vais. J'existe avec mes travers et mes excellences, révélées ici dans mon humanité bien humble.

Être présent, être là. Je crois qu'il y a à cet endroit un levier merveilleux pour s'éveiller.

Vous l'avez compris, tout cela risque d'être fort inégal. En même temps, je le verrai pour moi-même comme un carnet de réalisation, cailloux blancs semé le long du chemin afin de faire vivre.

 

Voie du mileu
et vacuité


Ces deux notions sont-elles contradictoires ou, au contraire, se renforcent-elles ? En prenant comme point de vue le "goût unique", elles s'épaulent mutuellement.

La voie du milieu consiste à préférer le tiède au froid ou chaud. Car le constat est le suivant : il y a en germe dans chaque extrême son contraire, dans l'amour la haine, la joie la peine etc. C'est dans l'équilibre des contraires que l'harmonie, l'aisance peut se développer. Car chaque extrème n'est pas pur de ce qu'il prétend être.

A partir de cet instant, sur ce choix du milieu, de cette tempérance, les choses apparaissent plus similaires.

Et la vacuité nous les montre identiques, comme des illusions. Que ce soit l'amour ou la haine, le feu ou l'eau, ce ne sont que des manifestations temporaires, nées de notre esprit. On peut donc toutes les considérer de la même façon, avec le même état d'esprit, n'être ni dans le trop, ni dans le trop peu. C'est une sorte de tempérance par la reconnaissance de la non-existence propre des phénomènes. L'amour et la haine ne sont que les deux faces d'une même chose qui n'existe pas ultimement !

La voie du milieu est une étape préliminaire à cette reconnaissance.