Prier, c'est parler à Dieu et méditer, c'est l'écouter
à III 

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L'accompagnement de quelqu'un qui souffre ou qui va mourir est un acte d'Amour.


Mais de quel sorte d'Amour s'agit-il ?


Ce que les circonstances exigent de nous à ce moment est une simple présence, une écoute, les plus pures possibles. Rester dans ce simple fait d'être là, sans préjugé ni projet pour l'autre est une des clés importantes de l'accompagnant.


Maurice Zundel évoquait avec insistance la Présence, (Kundun chez les tibétains).


Dieu, Bouddha sont les accompagnants suprêmes.


Quand nous accompagnons quelqu'un, nous sommes divins, touchés par la grâce de la Présence.

 

 
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Voie du mileu
et vacuité


Ces deux notions sont-elles contradictoires ou, au contraire, se renforcent-elles ? En prenant comme point de vue le "goût unique", elles s'épaulent mutuellement.

La voie du milieu consiste à préférer le tiède au froid ou chaud. Car le constat est le suivant : il y a en germe dans chaque extrême son contraire, dans l'amour la haine, la joie la peine etc. C'est dans l'équilibre des contraires que l'harmonie, l'aisance peut se développer. Car chaque extrème n'est pas pur de ce qu'il prétend être.

A partir de cet instant, sur ce choix du milieu, de cette tempérance, les choses apparaissent plus similaires.

Et la vacuité nous les montre identiques, comme des illusions. Que ce soit l'amour ou la haine, le feu ou l'eau, ce ne sont que des manifestations temporaires, nées de notre esprit. On peut donc toutes les considérer de la même façon, avec le même état d'esprit, n'être ni dans le trop, ni dans le trop peu. C'est une sorte de tempérance par la reconnaissance de la non-existence propre des phénomènes. L'amour et la haine ne sont que les deux faces d'une même chose qui n'existe pas ultimement !

La voie du milieu est une étape préliminaire à cette reconnaissance.