Prier, c'est parler à Dieu et méditer, c'est l'écouter
à III 

Actualité arrow Pêle-mêle
Résurrection, réincarnation Convertir en PDF Version imprimable

Il n'est pas certain que ces deux notions soient si différentes.

Déjà, chez les bouddhistes, la notion de réincarnation humaine peut impliquer celle de rareté.

Même si le processus de réincarnations est quelque chose systématique dans le bouddhisme, il reste exceptionnel, voire très exceptionnel, de se réincarner sous forme humaine. Cela tient du miracle : "...une tortue borgne et solitaire, nageant sous la surface des océans, de remonter tous les cent ans en passant la tête par l’orifice d’un joug de bœuf flottant, isolé dans le vaste océan.". Voilà comment on décrit la chance de se réincarner dans le monde bouddhiste.

Néanmoins il faut introduire des nuances selon les véhicules. Déjà il faut comprendre que, quel que soit le Véhicule, seule une vie humaine peut permettre d'y exercer les vertus nécessaires pour se libérer. Par exemple, dans le Véhicule fondamental, il faudra se réincarner maintes et maintes fois pour accumuler suffisamment de mérite et de sagesse pour atteindre l'éveil. Donc, sous l'angle de ce Véhicule, les réincarnations humaines sont multiples car le processus de purification du karma est lent. Dans l'atiyoga (Dzogchen), il est possible d'atteindre l'éveil en une seule vie donc en un nombre de réincarnations très faible car au contraire, le processus de purification du karma peut être incroyablement rapide. Voilà donc deux situations extrêmes de succession de réincarnations humaines qui peuvent exister au sein du bouddhisme.

Chez les Chrétiens, on dit que cette notion a été supprimée dans les premiers siècles de notre ère : Jésus revient sur terre comme ressuscité, réincarné si on peut dire.

Cette similitude n'est-elle pas troublante ? Trop simple ? Sans doute, mais pourquoi pas !

 

 
<< Début < Précédente 1 2 3 4 Suivante > Fin >>

Voie du mileu
et vacuité


Ces deux notions sont-elles contradictoires ou, au contraire, se renforcent-elles ? En prenant comme point de vue le "goût unique", elles s'épaulent mutuellement.

La voie du milieu consiste à préférer le tiède au froid ou chaud. Car le constat est le suivant : il y a en germe dans chaque extrême son contraire, dans l'amour la haine, la joie la peine etc. C'est dans l'équilibre des contraires que l'harmonie, l'aisance peut se développer. Car chaque extrème n'est pas pur de ce qu'il prétend être.

A partir de cet instant, sur ce choix du milieu, de cette tempérance, les choses apparaissent plus similaires.

Et la vacuité nous les montre identiques, comme des illusions. Que ce soit l'amour ou la haine, le feu ou l'eau, ce ne sont que des manifestations temporaires, nées de notre esprit. On peut donc toutes les considérer de la même façon, avec le même état d'esprit, n'être ni dans le trop, ni dans le trop peu. C'est une sorte de tempérance par la reconnaissance de la non-existence propre des phénomènes. L'amour et la haine ne sont que les deux faces d'une même chose qui n'existe pas ultimement !

La voie du milieu est une étape préliminaire à cette reconnaissance.