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Il n'est pas certain que ces deux notions soient si différentes. Déjà, chez les bouddhistes, la notion de réincarnation humaine peut impliquer celle de rareté. Même si le processus de réincarnations est quelque chose systématique dans le bouddhisme, il reste exceptionnel, voire très exceptionnel, de se réincarner sous forme humaine. Cela tient du miracle : "...une tortue borgne et solitaire, nageant sous la surface des océans, de remonter tous les cent ans en passant la tête par l’orifice d’un joug de bœuf flottant, isolé dans le vaste océan.". Voilà comment on décrit la chance de se réincarner dans le monde bouddhiste. Néanmoins il faut introduire des nuances selon les véhicules. Déjà il faut comprendre que, quel que soit le Véhicule, seule une vie humaine peut permettre d'y exercer les vertus nécessaires pour se libérer. Par exemple, dans le Véhicule fondamental, il faudra se réincarner maintes et maintes fois pour accumuler suffisamment de mérite et de sagesse pour atteindre l'éveil. Donc, sous l'angle de ce Véhicule, les réincarnations humaines sont multiples car le processus de purification du karma est lent. Dans l'atiyoga (Dzogchen), il est possible d'atteindre l'éveil en une seule vie donc en un nombre de réincarnations très faible car au contraire, le processus de purification du karma peut être incroyablement rapide. Voilà donc deux situations extrêmes de succession de réincarnations humaines qui peuvent exister au sein du bouddhisme. Chez les Chrétiens, on dit que cette notion a été supprimée dans les premiers siècles de notre ère : Jésus revient sur terre comme ressuscité, réincarné si on peut dire. Cette similitude n'est-elle pas troublante ? Trop simple ? Sans doute, mais pourquoi pas ! |