Prier, c'est parler à Dieu et méditer, c'est l'écouter
à III 

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Au fil de l'eau, selon l'avancée sur mon chemin, je déposerai ici des textes qui seront pour moi  de précieux  points de repère sur ma voie.

Je considère cela comme un moyen de vérifier que je comprends bien les enseignements du Dharma, que mes séances de méditation/contemplation régulières me font approfondir encore et encore le sens de la vie et de la mort.

Le cycle que je crois percevoir est le suivant : apprendre, comprendre et, à la fin, se libérer de la compréhension, tant la mort est une demande impérieuse et sans équivoque à tout abandonner.

Le sens du chemin est d'apprendre à disparaître.On s'y prépare en faisant le vide en soi, en créant une absence à son "je", son petit moi egotique et névrotique qui nous harcèle. Peu à peu, cette "vacuité", qu'on peut aussi nommer plénitude, crée les conditions majeures de notre paix intérieure, quelles que soient les circonstances.

 

Voie du mileu
et vacuité


Ces deux notions sont-elles contradictoires ou, au contraire, se renforcent-elles ? En prenant comme point de vue le "goût unique", elles s'épaulent mutuellement.

La voie du milieu consiste à préférer le tiède au froid ou chaud. Car le constat est le suivant : il y a en germe dans chaque extrême son contraire, dans l'amour la haine, la joie la peine etc. C'est dans l'équilibre des contraires que l'harmonie, l'aisance peut se développer. Car chaque extrème n'est pas pur de ce qu'il prétend être.

A partir de cet instant, sur ce choix du milieu, de cette tempérance, les choses apparaissent plus similaires.

Et la vacuité nous les montre identiques, comme des illusions. Que ce soit l'amour ou la haine, le feu ou l'eau, ce ne sont que des manifestations temporaires, nées de notre esprit. On peut donc toutes les considérer de la même façon, avec le même état d'esprit, n'être ni dans le trop, ni dans le trop peu. C'est une sorte de tempérance par la reconnaissance de la non-existence propre des phénomènes. L'amour et la haine ne sont que les deux faces d'une même chose qui n'existe pas ultimement !

La voie du milieu est une étape préliminaire à cette reconnaissance.